La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) veut mettre fin à certaines difficultés qu’elle rencontre au moment de la campagne de commercialisation arachidière. Pour ce faire, elle va créer une Direction achats- grainespour remplacer le système carreau-usine qui semble atteindre ses limites.

«Pour l’année prochaine, conformément aux recommandations du Chef de l’État, nous allons vers des réformes dans le cadre de la collecte des graines. Le système carreau-usine est en train d’atteindre ses limites. Il faut inventer un autre système qui permettra à la Sonacos d’aller acheter bord-champs mais aussi de contractualiser avec des opérateurs privés pour la fourniture de graines. Nous avons reçu l’aval de notre Conseil d’administration pour créer une Direction achats-graines», a déclaré, jeudi,ledirecteur général de la Sonacos. Modou Diagne Fada était à la Direction régionale de Diourbel dans le cadre de sa tournée nationale d’évaluation de la campagne de commercialisation et de remobilisation des équipes directionnelles et opérationnelles.

Pour atteindre les objectifs, il renseigne que ce sera une Direction achats-grainesavec des services déconcentrés et dotés de moyens logistiques et personnels pour se déployer sur le terrain. «Nous irons dans les points de collecte officiels avec nos moyens logistiques en tenant compte de l’organisation nationale de l’usine. Il s’agit de nos quatre zones. Le nord centralisé à Louga, le centre-ouest à Diourbel, le centre-sud à Kaolack et le sud à Ziguinchor. Nous allons nous battre pour avoir des graines parce que la Sonacos est souvent laissée en rade par presque tous les acteurs», a-t-il confié. Satisfait par la collecte, cette année, de l’unité d’arachide régionale de Diourbel (6541 tonnes contre 4500 à la même période en 2020),M. Diagnea révélé que ces résultats ont été obtenus grâce à une stratégie consistant à ne pas déclarer publiquement les objectifs de collecte.

Interpellé sur la présence des étrangers sur le marché de la filière arachide, le directeur de la Sonacos a indiquéque c’est la présence des étrangers qui oblige les huiliers à des réformes, à savoir aller comme eux sur le terrain, acheter bord-champs. Il a assuré que la Sonacos n’est pas contre la présence des étrangers dans la commercialisation de l’arachide, mais il y a un besoin d’encadrement. «Ces étrangers ont leur place surtout quand nous atteignons des productions record. Il faut bien trouver des débouchés pour la surproduction. Il faut trouver des gens qui peuvent acheter la mévente, par contre, la présence doit être organisée», a-t-il déclaré. Cette tournée d’évaluation a concerné aussi l’unité de production d’aliments de bétail, «Setuna»,qui a redémarré en novembre dernier après six ans d’arrêt. «En 40 jours, nous avons produit 500 tonnes et vendu sur l’étendue du territoire national plus de 200 tonnes», a informé son directeur Mohamed Faye.

Diène NGOM

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