Ousmane Diagne, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, a donné suite à la saisine de l’honorable
député Marême Mbacké relativement à sa demande de révision du code de la famille, sur la question de
l’autorité parentale. Il a rejeté sa requête.
Entre « autorisation parentale », et « autorité parentale », il y a une différence que l’élue n’a pas paru saisir
dans les termes de sa correspondance.
Ou alors, Madame et notre élite féministe n’ont pas bien accordé leurs violons.
De fait, cette requête, si elle avait été courageusement assumée, aurait pu être ainsi formulée : «
Monsieur le Garde des sceaux, nous demandons l’application de la parité dans le foyer conjugal ». Parce
qu’en fait, « aali kaladj gi », c’est la suppression de la puissance paternelle.
Pour revenir à la raison, Ndeyi Askann wi pense qu’en ce moment, notre pays traverse des moments difficiles,
sur des enjeux de survie socio-économiques. La moindre parcelle d’énergie de ses femmes devrait être mise
à profit pour, dans le sillage de l’agenda de transformation nationale, nous tirer de l’ornière.
Vouloir profiter de cette situation, faire pression sur l’état pour faire passer l’agenda de Maputo ou le mettre
en mal avec la communauté internationale est indigne et trop mesquin.
Pour dire que nous n’osons pas, nous ne voulons pas croire que l’état central ait pu tremper dans cette sauce.
Que le « Projet » ait pu s’être compromis à ce point.
Ndeyi askann wi ne se confondra pas à offrir à notre jeunesse le spectacle de mères qui, au lieu de s’atteler à
l’élan patriotique de construction nationale, pataugent dans la vulgarité des « sitting taatu neen » et des
traités traîtres à leur nation, à leurs croyances, à tout ce que leur peuple tient en référence et en révérence.
Cette confusion ne nous mérite pas.
Nous ne céderons donc pas à la tentation du carnage médiatique. Nous prenons acte et nous félicitons le
Garde des Sceaux pour cette sage décision.
Nous attendons aussi qu’il ait le même respect pour notre correspondance.
En tout état de cause, Ndeyi Askann Wi ne jouera jamais à se faire d’ennemies, ni à l’égard de sa tutelle,
encore moins à l’égard d’aucune sénégalaise.
Oui, nous avons gagné. Nous n’avons pas les moyens de notre combat comme « on » l’a dit. Mais nous avons
les raisons.
Nous restons plus que jamais sur notre détermination à l’autodétermination. Par la volonté de Dieu et de
toute la nation, le Sénégal se défera, inn cha Allah, du torchon machiavélique de Maputo.
Le Sénégal est un pays de croyant. Ce serait une grave erreur que de mesurer le degrés d’attachement du
sénégalais à sa foi, à l’aune des débats de salon, et des joutes intellectuelles raffinées des musulmans des
écrans et du landerneau politique. On se fourvoierai.
En somme donc, jusqu’à la nuit des temps, l’humanité souffrira de quelque chose. Parce que tout simplement
ce sont d’humbles mortels, des humains, donc imparfaits.
Il en sera donc forcément ainsi et pour les hommes, et pour les femmes, sans que l’on puisse imputer tous les
maux de l’un à l’autre. Les hommes et les femmes ne se font pas délibérément souffrir parce qu’ils se
haïssent. Mais tout simplement parce qu’ils sont humains, donc imparfaits. Seul Allah (swt) est parfait. ( Al
kamaalu lil Lah ) !
Il faut seulement que chaque nation trouve la solution endogène à sa propre souffrance. Et qu’Allah soit le
seul juge des actes de chacun et que dans sa miséricorde infinie, il inspire nos cœurs et ennoblisse nos âmes.
Wa salaatu wa salaamu hanlaar Rasulul Lah !
Plateforme Intercoalisée d’Associations FémininesIslamiques d’inspiration civile pour la Famille et l’Enfance.
333