François Asselineau, président du petit parti pro-Frexit UPR et candidat à la présidentielle 2017, a été placé en garde à vue mercredi pour agressions sexuelles dans le cadre d’une enquête ouverte pour ces mêmes motifs le 15 mai 2020 par le parquet de Paris. Deux plaintes avaient été déposées par deux victimes présumées et anciens salariés de l’UPR.

Le président du petit parti pro-Frexit UPR et candidat à la présidentielle 2017 François Asselineau, a été placé en garde à vue, mercredi 3 février, pour agressions sexuelles. Une procédure qui pourrait décevoir ses espoirs de briguer une nouvelle fois l’Élysée et menacer son rôle à la tête d’un mouvement où il a été très contesté.

Âgé de 63 ans, il est accusé de harcèlement moral, harcèlement sexuel et agressions sexuelles, a appris l’AFP auprès du Parquet de Paris, confirmant une information du Point. Cette procédure fait suite à l’ouverture d’une enquête pour ces mêmes motifs le 15 mai 2020 par le parquet de Paris et confiée à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.

Deux plaintes avaient été déposées par deux victimes présumées et anciens salariés de l’UPR, l’une dans l’Allier, l’autre à Paris. Un ancien cadre avait par ailleurs fait un signalement au procureur de la République. Ces accusations révélées par Le Figaro et Libération avaient alors été qualifiées de « calomnies » par François Asselineau.

L’entourage du chef de l’UPR (Union populaire républicaine) a encore démenti « fermement » mercredi soir ces accusations qui, « pour l’essentiel, allèguent des faits qui auraient prétendument eu lieu avant même leur embauche ».

« Graves souffrances psychologiques »

François Asselineau est « entendu dans le cadre de la procédure judiciaire initiée par deux anciens employés du mouvement, concomitamment à une tentative de prise de contrôle de l’UPR par une poignée d’adhérents », note encore son entourage.

Plusieurs dizaines de cadres du mouvement avaient réclamé au printemps sa démission, évoquant « l’existence de relations particulières et plus qu’insistantes de [la] part » de François Asselineau à l’égard de salariés de l’UPR, « source de graves souffrances psychologiques ».

Ayant échoué à le faire partir, ils avaient ensuite demandé que le président de l’UPR se mette « en retrait » de ses fonctions pendant la procédure judiciaire.
François Asselineau avait néanmoins réuni début juillet un congrès virtuel lors duquel il avait été réélu haut la main à la tête du parti souverainiste.

Le fondateur de l’UPR en 2007 affrontait pour la première fois deux adversaires, dont le chef de file d’opposants, Philippe Conte, qui réclamait son départ en raison de ces accusations d’agressions sexuelles, et qui avait récolté 17,3 % des voix. Une troisième liste avait obtenu 5 %.

Partisan d’une sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan, François Asselineau avait déclaré lors d’un débat télévisé sur France 2 en avril 2019 qu’il « comptait bien être candidat à la prochaine présidentielle ».

Après avoir échoué à se présenter à la présidentielle de 2012, il avait pu réunir assez de parrainages pour être candidat en 2017 et obtenu 0,92 % des voix.

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