Le Tribunal arbitral du sport (TAS) indique, dans un communiqué publié vendredi 29 janvier, que l’appel interjeté par Ahmad Ahmad contre sa suspension par la Fifa sera examiné le 2 mars. Et une décision sera prise « avant le 12 mars ». En attendant, les effets de sa suspension sont levés. Le dirigeant malgache est ainsi encore en course pour tenter de retrouver la présidence de la Confédération africaine de football (CAF).

La course à la présidence de la CAF connaît un nouveau rebondissement. Privé pour cinq ans de toute activité liée au football le 19 novembre dernier, sur décision de la Commission d’éthique de la Fédération internationale de football (Fifa), et condamné à 200 000 francs suisses (soit 185 000 euros) d’amende pour corruption et manquements à ses devoirs, Ahmad Ahmad n’est pas encore hors-jeu. Le dirigeant malgache, qui a fait appel auprès du TAS fin novembre, a reçu un premier avis favorable ce vendredi 29 janvier.

Dans un communiqué, le TAS indique avoir « mis en oeuvre une procédure accélérée » pour l’examen du cas Ahmad : il se penchera dessus le 2 mars. Et il rendra sa décisision « avant le 12 mars ». Une date pas anodine, puisque ce jour-là, doivent avoir lieu à Rabat (Maroc) les élections à la présidence de la CAF.

Ahmad rejeté par la Fifa, puis accepté temporairement par le TAS 48 heures plus tard

C’était d’ailleurs l’une des demandes d’Ahmad Ahmad au moment de saisir le TAS : le Malgache demandait un « effet suspensif » des sanctions de la Fifa, afin qu’il puisse « mener campagne en vue de sa réélection ». Sur ce point, le TAS va dans son sens : l’instance suisse « suspend temporairement les effets » de la décision de la Fifa, « en raison notamment d’un risque de dommage irréparable pour M. Ahmad en cas de maintien de la sanction disciplinaire ».

Ahmad Ahmad peut ainsi mener campagne. Cette accord provisoire tombe 48 heures seulement après la décision de la Fifa d’invalider trois candidatures : celles d’Ahmad Ahmad justement, ainsi que de Constant Omari et de Kheïreddine Zetchi.

Dans son communiqué, le TAS rappelle que « cette décision provisoire ne préjugeait nullement de ce qu’elle décidera dans l’analyse au fond » de cette affaire. Déchu, Ahmad Ahmad a vu le Congolais Constant Omari lui succéder par intérim à la tête de la CAF. Quatre figures sont lancées dans la course à la présidence le 12 mars : l’Ivoirien Jacques Anouma, le Sud-Africain Patrice Motsepe, le Sénégalais Augustin Senghor, et le Mauritanien Ahmed Yahya. Sans oublier, donc, Ahmad Ahmad.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici