Les affrontements entre supporters de l’ASC Jad (Darou Salam) et de l’ASC LebOugui (Dangou Nord) durent depuis trois jours et ont conduit à l’élimination des deux équipes du championnat Navétane. Mais au-delà du sport, c’est une crise communautaire qui secoue les deux quartiers.
Des échauffourées ont éclaté après une journée partagée entre les deux formations. Depuis, les tensions se sont intensifiées, provoquant des interventions des forces de l’ordre.
« Des gaz lacrymogènes ont été lancés dans les maisons, entraînant des crises d’asthme et des évacuations de personnes âgées », témoigne Adja Aïta Diagne, présidente des femmes réseaux de Dangou Nord. Elle a tenu à s’exprimer en tant que mère.
« Nos enfants s’affrontent, nos familles sont mêlées. Des femmes ont quitté Darou Salam pour rejoindre leurs époux à Dangou, ce qui signifie que nous sommes liés. La situation est intenable», déplore la mère de famille.
Blaise Niang, président de la commission juridique de l’ASC Lebougui, dénonce une situation préoccupante.
« Nous avons publié un communiqué pour appeler au calme. Les deux quartiers sont liés par l’histoire et les familles. Cette escalade était évitable», regrette-t-il.
Blaise critique également l’attitude des forces de sécurité et une campagne de dénigrement dont ils sont victimes.« Depuis samedi, des grenades lacrymogènes sont jetées dans les concessions. C’est disproportionné. En plus de celà , tout ce qui se dit dans les réseaux sociaux est faux. Nous ne sommes pas à l’origine de ces tensions».
Il appelle à l’apaisement des deux quartiers.
L’Imam de Dangou , lui appelle au calme.
« Ce n’est plus une affaire de football, ça va plus loin. Des jeunes sont arrêtés alors qu’ils tentaient de calmer les tensions. Nous demandons leur libération», s’est-il exprimé.
Les voix locales convergent vers un même message , restaurer le dialogue, protéger les habitants et rappeler aux jeunes les liens qui unissent les deux quartiers.
Avec seneweb