Les entreprises minières et extractives de région de Thiès ont comme d’habitude, fortement contribué aux ressources que génère leur secteur, avec plus de 60 milliards sur les 161.

« 63 milliards générés par les entreprises minières de Thiès sur 161 milliards.
Nous avons constaté qu’il y a une hausse de cette contribution des entreprises de la région, mais nous disons que ça, c’est un résultat pour cette année mais il faut encore plus. La contribution, elle est dépendante plus de la hausse des productions qui ont augmenté mais il y a l’accompagnement  en parallèle des cours mondiaux qui sont restés à des niveaux très appréciables. Pour le zircon, à peu près 1500 dollars la tonne en moyenne en 2019, les phosphates aussi, le prix était très  enviable, la vente de ciment au niveau  local est aussi à un niveau en hausse », révèle Pape Alioune Badara Paye, secrétaire permanent adjoint  du comité  national Itie.
Il ajoute qu’il faut aussi relativiser les données :  » Ces données qu’il faut prendre en compte ne sont pas liées forcément à une amélioration du cadre juridique. C’est vrai que les services qui sont compétents se mobilisent  davantage pour avoir de retombées de ce secteur. Il faut savoir qu’il reste encore du potentiel à aller chercher ».  Selon Alioune Badara Paye, l’effort de l’impact socio-économique reste un maillon faible de la gouvernance du secteur extractif du Sénégal de façon  générale. Il faudra augmenter cet impact socio-économique notamment  au niveau local.
Pour lui, l’une des recommandations du rapport, c’est d’inciter les pouvoirs publics à également voir plus de politiques qui vont dans le sens de transformer davantage au niveau national les produits miniers.

Le paradoxe de la première région minière du Sénégal

Thiès présente plus d’industries minières mais peine à en bénéficier. C’est le constat du Forum civil qui participait à  l’atelier de dissémination du rapport 2019 de l’Itie.
« Première région minière du Sénégal en termes d’augmentation de contribution  avec 63,3 milliards de FCFA en 2019 sur les 161 de milliards de contribution globale du secteur. Malgré cette contribution assez significative, la région vit toujours le paradoxe de l’abondance avec des entreprises qui font des milliards de chiffre d’affaires et à côté, des riverains pauvres » se désole  le coordonnateur national adjoint du Forum civil, Abdou Aziz Diop.

Lui emboîtant le pas, le représentant de élus locaux a plaidé la renégociation des contrats miniers, pétroliers et gaziers.
Selon l’ancien député libéral  Mamadou Dialane Faye, celle-ci est d’autant plus importante qu’elle va mieux faire bénéficier aux populations impactées des retombées générées par les industries minières. Dans le même sillage, il a révélé que depuis 2009, les collectivités locales peinent à recouvrer  les fonds de péréquation issues des entreprises.

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